31 décembre 2007
Louis Blanche
Et oui, vous ne vous trompez pas, il y a bien un second Blanche dans les interprètes de Signé Furax. Louis Blanche est le papa de Francis.
Je suis à la recherche de plus d'info sur lui. Si vous pouvez m'aider, je vous en serais très reconnaissant.
Son personnage
Le professeur Hardy-Petit
17 décembre 2006
Pauline Carton
Pauline Carton,
née à Biarritz le 4 juillet 1884 sous le nom de Pauline Aimée Biarez fut l'une
des toutes grandes actrices françaises de la première moitié du XXe siècle.
Concierge, vieille fille, femme de ménage ou tante à héritage, elle n'a jamais
été jeune. Du moins au cinéma. Merveilleuse actrice, la plus populaire de ces
admirables seconds rôles qui ont fait la gloire du cinéma français, elle a
tourné à peu près tout, mais toujours de façon remarquable. Elle reste surtout
pour avoir été l'actrice fétiche de Guitry qui la fit jouer dans presque tous
ses films, lui inventant au besoin des rôles.
C'est en 1907 que Pauline Carton
débute au cinéma dans des rôles de second plan dont elle devient une
spécialiste.
On la voit dans Blanchette,
de René Hervil
(1921), Feu Mathias Pascal, de Marcel L'Herbier (1925), Éducation de prince (1927), Le Sang d'un
poète, de Cocteau (1930) et dans Nuits de Princes
(1937).
Quand on passe
du muet au parlant, elle continue de jouer de son « physique de pou »
(sic), pour jouer les rôles de soubrettes, de concierges, ou de mégères. Elle
s'exprime avec une voix très particulière, avec des intonations parigotes.
A partir de
1927, Sacha Guitry,
dont elle devient la confidente et la (non officielle) chargée de casting, lui
offre un rôle dans une vingtaine de films : Bonne chance, Le Nouveau
Testament (1935), Mon père avait raison (1936), Le Roman d'un tricheur (1936), Désiré
(1937), Quadrille (1938), ou encore Assassins et Voleurs (1957). Dès lors mieux
appréciée, elle jouera d'assez grands rôles : par exemple dans La poison (1951), de Guitry.
Elle sera même
employée par Abel Gance, Le Roman d'un jeune homme pauvre
(1936) et Louise (1938). Max Ophüls lui donne aussi sa place dans Sans
lendemain (1939). Sous l'égide de Clouzot : Miquette et
sa mère (1949), et de Ken Annakin , Le Jour le plus long (1961).
Elle a tourné
dans plus de 250 films.
Elle est décédée à Paris le 17 juin 1974.
* Quand j'étais jeune, j'avais le visage lisse et des robes plissées, maintenant, c'est le contraire
Ses personnage
la Maharanée de Samakutra Pauline IV puis Pauline V
22 novembre 2006
Maurice Biraud
Maurice
Biraud est né à Paris le 3 mars 1922. Ses études secondaires achevées, il entre
comme gardien à la radio en 1939, gravissant petit à petit les marches de cette
maison, il devient aide-comptable, puis se rapproche des services artistiques
en
devenant discothécaire. Successivement régisseur de studio, puis assistant
metteur en ondes, il trouve enfin un rôle dans une émission hebdomadaire aux
côtés de Francis Blanche. Les metteurs en scène de théâtre donnent rapidement
un visage à cette voix radiophonique dont l'emprise sur le public devient de
plus en plus grande.. et c'en est désormais fini des postes administratifs.
Dés
1950, il fait quelques apparitions dans différents courts ou longs
métrages (Le passe muraille), le grand départ cinématographique se
faisant quelque peu attendre. En 1953, il tourne « Quai des
Blandes », dont le dialoguiste est un certain Michel Audiard. Quelques
années plus tard, alors qu’il écrit les dialogues de « Un taxi pour
Tobrouk », Audiard se souvient de Maurice Biraud, il ne lâchera plus cet
ami retrouvé. Le cinéma français avait mis la main sur un acteur qui incarnait
avec finesse les personnages de "Français moyen" dépassé par les
événements.
A
partir de 1969, Maurice Biraud perd peu à peu sa popularité à la radio et
s’oriente définitivement vers le cinéma et la télévision qui lui permirent
d'étaler véritablement tout son talent d'acteur dramatique. Maurice Biraud, que la France entière avait surnommé "Bibi" s'éteignit en décembre 1982, la veille
de Noël, il avait tourné dans plus de 60 films.
Il interpretera une chanson avec France Gall : la petite.
Sa filmographie
1951
- brune ou blonde (Jacques Garcia)1951 - Le roi des camelots (André
Berthomieu)1951 - Le passe muraille (Jean Boyer)1951 - Poil de carotte (Paul
Mesnier)1951 - Jamais deux sans trois (André Berthomieu)1951 - Une fille à
croquer (Raoul André)1952 - Le plus heureux des hommes (Yves Ciampi)1952 -
Belle mentalité (André Berthomieu)1953 - L'esclave (Yves Ciampi)1953 - Le
secret d'Hélène Marrimon (Henri Calef)1953 - Quai des blondes (Paul Cadéac)1953
- Mam'zelle nitouche (Yves Allégret)1953 - Le portrait de son père (André
Berthomieu)1954 - Poisson d'avril (Gilles Grangier)1954 - Pas de coup dur pour
Johnny (Émile Roussel)1954 - Les deux font la paire (André Berthomieu)1957 -
Donnez moi ma chance
(Léonide Moguy)1957 - C'est la faute d'Adam (Jacqueline
Audry)1957 - L'homme et l'enfant (Raoul André)1957 - Premier mai (Luis
Saslavski)1960 - Pierrot la tendresse (François Villiers)1961 - Un taxi pour
Tobrouk (Denys de la
Patellière)1961 - Le cave se rebiffe (Gilles Grangier)1962 -
Le petit garçon de l'ascenseur (Pierre Granier-Deferre)1962 - Le gentleman
d'epsom (Gilles Grangier)1962 - Mélodie en sous sol (Henri Verneuil)1962 - Le
monte charge (Marcel Bluwal)1962 - Le diable et les dix commandements (Julien
Duvivier)1962 - Pourquoi Paris ? (Denys de la Patellière)1962 -
L'oeil du monocle (Georges Lautner)1962 - Le septième juré (Georges
Lautner)1963 - La soupe aux poulets (Philippe Agostini)1963 - Les aventures de
Salavin (Pierre Granier-Deferre)1963 - Des pissenlits par la racine (Georges
Lautner)1963 - La confession de minuit (Pierre Granier-Deferre)1964 - Une
souris chez les hommes (Jacques Poitrenaud)1965 - La métamorphose des cloportes
(Pierre Granier-Deferre)1966 - La grande sauterelle (Georges Lautner)1967 -
Fleur d'oseille (Georges Lautner)1970 - Le cri du cormoran le soir au dessus
des jonques (Michel Audiard)1972 - Le trèfle à cinq feuilles (Edmond
Freess)1972 - Elle cause plus, elle flingue (Michel Audiard)1973 - Le concierge
(Jean Girault)1973 - Le train (ierre Granier-Deferre)1973 - L'événement le plus
important depuis que l'homme a marché sur la lune (Jacques Demy)1973 - Le
complot (René Gainville)1975 - La rivale (Sergio Gobbi)1975 - Deux imbéciles
(Edmond Freess)1975 - Flic story (Jacques Deray)1975 - Le gitan (José
Giovanni)1977 - Gloria (Claude Autant-Lara)1977 - Bartleby (Maurice Ronet)1978
- C'est dingue, mais on y va (Michel Gérard)1980 - La bande du rex (Michel
Berny)1981 - Pourquoi pas nous ? (Michel Berny)1981 - Un dimanche de flics (Michel
Vianey)
Ses personnage
Le commissaire Jean-Jacques Socrate
Maurice Champot dit la Grammaire
15 novembre 2006
Claude Nicot
Né à Paris le 12 février 1925 et décédé dans la même ville le 17 novembre 2003, Claude Nicot fut acteur de théatre et grand second rôle français du cinéma. Il a joué avec Pierre Fresnay et Jean Vilar et a créé "Tueur sans gage" d'Ionesco en 1959. Outre ses seconds rôles au cinéma ("Huis clos", "Le rouge est mis" avec Gabin), il
a également tourné dans de nombreux téléfilms ("les 5 dernières
minutes", "Maigret"). Il a également joué pour la radio (le rôle de Fandor dans "Fantomas"
sur RTL en 1973 aux côtés de Roger Carel, Alain Mottet, Catherine Rich
et Jean Rochefort).
Son personnage
Théo Courant
17 octobre 2006
Francis Blanche
Francis Blanche, né à Paris le 21 juillet 1919 et mort le 6 juillet 1974 dans la même ville, était un acteur et un humoriste français
Il créa avec Pierre Dac (ICI) le célèbre sketch du Sar Rabindranath Duval qui recevra un prix en 1956 ainsi que la superbe série radiophonique intitulée Signé Furax.
Il
fut également l'auteur de nombreux canulars téléphoniques qui furent
diffusées régulièrement à la radio dans les années 60. On lui doit
également quelques poèmes, paroles de chansons déjantés et musique
classique triturés. Il fut aussi l'auteur de
quelques chansons célèbres qu'il vendra à des personnes telles que Charles
Trenet avec "débit de lait, débit de l'eau" ou encore Edith Piaf
avec "le prisonnier de la tour".Qui ne connait pas sa célébrissime Truite de
Schubert, interprétée par les tout aussi formidables Frères Jacques.
Elle était jeune fille
Sortait tout droit de son couvent
Innocente et gentille
Qui n'avait pas seize ans
Le jeudi, jour de visite,
Elle venait chez ma mère
Et elle nous jouait la Truite
La Truite de Schubert
Un soir de grand orage
Elle dut coucher à la maison
Or malgré son jeune âge
Elle avait de l'obstination
Et pendant trois heures de suite
Au milieu des éclairs
Elle nous a joué la Truite
La Truite de Schubert
On lui donna ma chambre
Moi je couchai dans le salon
Mais je crus bien comprendre
Que ça ne serait pas long
En effet elle revint bien vite
Pieds nus, dans les courants d'air
Pour me chanter la Truite
La Truite de Schubert
Ce fut un beau solfège
Pizzicattis coquins
Accords, trémolos et arpèges
Fantaisie à quatre mains
Mais à l'instant tout s'agite
Sous l'ardent aiguillon de la chair
Elle, elle fredonnait la Truite
La Truite de Schubert
Je lui dis: Gabrielle
Voyons, comprenez mon émoi
Il faut être fidèle
Ce sera Schubert ou moi
C'est alors que je compris bien vite
En lisant dans ses yeux pervers
Qu'elle me réclamait la suite
La suite du concert
Six mois après l'orage
Nous fûmes dans une situation
Telle que le mariage
Était la seule solution
Mais avec un air insolite
Au lieu de dire oui au maire
Elle lui a chanté la Truite
La Truite de Schubert
C'est fou ce que nous fîmes
Contre cette obsession
On mit Gabrielle au régime
Lui supprimant le poisson
Mais par une journée maudite
Dans le vent, l'orage et les éclairs
Elle mit au monde une truite
Qu'elle baptisa Schubert.
A présent je vis seul
Tout seul dans ma demeure
Gabrielle est partie et n'a plus sa raison
Dans sa chambre au Touquet elle reste des heures
Auprès d'un grand bocal où frétille un poisson
Et moi j'ai dit à Marguerite
Qui est ma vieille cuisinière
Ne me faites plus jamais de truite
Ça me donne de l'urticaire.
En 1948 il débute
sa carrière d'humoriste avec les Branquignoles qui lancera des
carrières à de nombreux acteurs et humoristes français (Jaqueline
Maillan, Robert Dhéry, Louis de Funès,...)
Et qui ne se souvient de son personnage de Maître Folasse dans les inégalables Tontons flingueurs?? Ecoutez ledans deux répliques fameuses de ce film culte grisby et marin
Sous la direction de Jean-Pierre Mocky et avec Bourvil il tournera dans un certains nombre de films : Un drôle de paroissien, L'étalon, La grande lessive, la Cité de l'indicible peur. Il tournera avec Lautner, non seulement dans les Tontons flingueurs, mais aussi dans les Barbouzes, ou encore dans Les pissenlits par la racine.
En 1969 il tourne dans un film de Rinaldo Bassi Un merveilleux parfum d'oseille aux côtés de Jean Carmet, Jacques Dufilho, Véronique Verlhac, Yves Rénier, Hélène Dieudonné et Françoise Rosay.
Il sera également le dialoguiste du film la Grande Bouffe.
Personne ne peux affirmer au regard de tout ce qu'il a accompli, que l'homme a transmis son humour à de nombreux grands d'aujourd'hui. A savoir, un brin d'insolence, de dénonciation saupoudré d'un peu d'irrespect à la sauce humour, et vous aurez ce petit quelque chose de Francis Blanche qui a laissé de nombreux éclats derrière lui.
Quelques citations
*Je me suis
marié deux fois, deux catastrophes : ma première femme est partie, ma deuxième
est restée.
* Je préfère le vin d'ici à l'au-delà.
* Dis moi qui tu fréquentes, je te dirai qui tu hais.
Ses personnage
White
JeJee Boy
15 octobre 2006
Pierre Dac
De son vrai nom André Isaac, chansonnier connu dès les années 30,
il fonde L'Os à moelle, publication irrégulière et
humoristique (au nom inspiré par Rabelais et par son père boucher), et organe du parti
loufoque. Le nom de loufoque vient de l'argot des bouchers, le loucherbem,
et signifie fou. Dans l'Os à Moelle, les petites annonces vendent
de la pâte à noircir les tunnels. Le monde pratiquant alors un style différent
de loufoquerie, ce journal disparut en 1938. On le vit reparaître, sous la
férule du maître, vers 1965
avec des talents nouveaux comme René Goscinny (Les aventures du facteur Rhésus) et Jean Yanne
(Les romanciers savent plus causer français en écrivant).
Il devient aussi un familier des ondes. Ses nombreux sketches sont diffusés
sur Radio-Cité et plus tard sur le Poste Parisien. Ce n'est pas sans difficultés qu'il pourra rejoindre de Gaulle et la BBC. Avant d'atteindre ce but qu'il s'est fixé après avoir entendu l'appel du 18 juin, il connaîtra de multiples incarcérations et évasions. Son échec après la traversée des Pyrénées lui fera dire : "Si Louis XIV se les étaient farcies comme moi, il n'aurait jamais dit : il n'y a plus de Pyrénées." Au juge qui lui demande pourquoi il a voulu quitter la France il réplique : "En France, il y avait deux personnages célèbres, le Maréchal
Pétain et moi. La nation ayant choisi le premier, je n'ai plus rien à faire ici." Devenant l'humoriste des émissions
en français de Radio Londres à partir de 1943, il y parodie des
chansons à la mode pour brocarder l'Etat français du Maréchal Pétain. On lui doit le
slogan célèbre : «la France Radio-Paris ment, Radio-Paris ment, Radio-Paris
est allemand » sur l'air de La Cucaracha (chant
révolutionnaire d'Amérique latine). Toutefois, il répond sérieusement
dans son texte inoubliable Bagatelle sur un tombeau lorsque Radio-Paris
s'en prend aux Juifs français réfugiés à Londres, pour qui ne
compterait
pas : son frère en France a bien sur sa tombe l'inscription « mort
pour la France»,
alors que sur celle de Philippe Henriot (ministre de Pétain et
chroniqueur de Radio-Paris) on
écrirait « mort pour Hitler » après l'avoir fusillé...
10 mai 1944: au micro de Radio-Paris, Philippe Henriot,
éditorialiste au service de la propagande, donc des Allemands, attaque
Pierre Dac en évoquant ses origines juives et en rappelant qu'il
s'appelle en réalité André Isaac et qu'il est le fils de Salomon et de
Berthe Kahn
"... Dac s'attendrissant sur la France, c'est d'une si énorme
cocasserie qu'on voit bien qu'il ne l'a pas fait exprès. Qu'est-ce
qu'Isaac, fils de Salomon, peut bien connaître de la France, à part la
scène de l'ABC où il s'employait à abêtir un auditoire qui se pâmait à
l'écouter ? La France, qu'est-ce que ça peut bien signifier pour lui
?..."
Le lendemain, oubliant le profond sentiment d'écoeurement qui l'habite, Pierre Dac lui répond au micro...
BAGATELLE SUR UN TOMBEAU
"M. Henriot s'obstine; M. Henriot est buté. M. Henriot ne veut pas
parler des Allemands. Je l'en ai pourtant prié de toutes les façons :
par la chanson, par le texte, rien à faire. Je ne me suis attiré qu'une
réponse pas du tout aimable - ce qui est bien étonnant - et qui, par
surcroît, ne satisfait en rien notre curiosité. Pas question des
Allemands.
C'est entendu, monsieur Henriot, en vertu de votre théorie raciale et
national-socialiste, je ne suis pas français. A défaut de croix gammée
et de francisque, j'ai corrompu l'esprit de la France avec L'Os à moelle.
Je me suis, par la suite, vendu aux Anglais, aux Américains et aux
Soviets. Et pendant que j'y étais, et par-dessus le marché, je me suis
également vendu aux Chinois. C'est absolument d'accord. Il n'empêche
que tout ça ne résout pas la question: la question des Allemands. Nous
savons que vous êtes surchargé de travail et que vous ne pouvez pas
vous occuper de tout. Mais, tout de même, je suis persuadé que les
Français seraient intéressés au plus haut point, si, à vos moments
perdus, vous preniez la peine de traiter les problèmes suivants dont
nous vous donnons la nomenclature, histoire de faciliter votre tâche et
de vous rafraîchir la mémoire :
- Le problème de la déportation;
- Le problème des prisonniers;
- Le traitement des prisonniers et des déportés;
- Le statut actuel de l'Alsace-Lorraine et l'incorporation des Alsaciens-Lorrains dans l'armée allemande;
- Les réquisitions allemandes et la participation des autorités d'occupation dans l'organisation du marché noir;
- Le fonctionnement de la Gestapo en territoire français et en particulier les méthodes d'interrogatoire
- Les déclarations du Führer dans Mein Kampf concernant l'anéantissement de la France.
Peut-être
me répondrez-vous, monsieur Henriot, que je m'occupe de ce qui ne me
regarde pas, et ce disant vous serez logique avec vous-même, puisque
dans le laïus que vous m'avez consacré, vous vous écriez notamment :
"Mais où nous atteignons les cimes du comique, c'est quand notre Dac
prend la défense de la France! La France, qu'est-ce que cela peut bien
signifier pour lui ?"
Eh bien ! Monsieur Henriot, sans vouloir engager de vaine polémique, je
vais vous le dire ce que cela signifie, pour moi, la France.
Laissez-moi vous rappeler, en passant, que mes parents, mes grands-parents, mes arrière-grands-parents et d'autres avant eux sont originaires du pays d'Alsace, dont vous avez peut-être, par hasard, entendu parler ; et en particulier de la charmante petite ville de Niederbronn , près de Saverne, dans le Bas-Rhin. C'est un beau pays, l'Alsace, monsieur Henriot, où depuis toujours on sait ce que cela signifie, la France, et aussi ce que cela signifie, l'Allemagne. Des campagnes napoléoniennes en passant par celles de Crimée, d'Algérie, de 1870-1871, de 14-18 jusqu'à ce jour, on a dans ma famille, monsieur Henriot, lourdement payé l'impôt de la souffrance, des larmes et du sang.
Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la France. Alors, vous, pourquoi ne pas nous dire ce que cela signifie, pour vous, l'Allemagne ?
Un dernier détail: puisque vous avez si complaisamment cité les prénoms
de mon père et de ma mère, laissez-moi vous signaler que vous en avez
oublié un celui de mon frère. Je vais vous dire où vous pourrez le
trouver ; si, d'aventure, vos pas vous conduisent du côté du cimetière
Montparnasse, entrez par la porte de la rue Froidevaux ; tournez à
gauche dans l'allée et, à la 6e rangée, arrêtez-vous devant la 8e ou la
10e tombe. C'est là que reposent les restes de ce qui fut un beau,
brave et joyeux garçon, fauché par les obus allemands, le 8 octobre
1915, aux attaques de Champagne. C'était mon frère. Sur la simple
pierre, sous ses nom, prénoms et le numéro de son régiment, on lit
cette simple inscription: "Mort pour la France, à l'âge de 28 ans".
Voilà, monsieur Henriot, ce que cela signifie pour moi, la
France.
Sur votre tombe, si toutefois vous en avez une, il y aura aussi une inscription: elle sera ainsi libellée :
PHILIPPE HENRIOT
Mort pour Hitler,
Fusillé par les Français...
Bonne nuit, monsieur Henriot. Et dormez bien.
Philippe Henriot sera abattu par la résistance peu de temps après.
les fils de Pétain (en mp3 LesfilsdePetain)
Philippe Pétain de son balcon
regardait la honteuse rangée de faux-jetons
la brochette de sacrés cochons
de Paul Marion à de Brinon
Darnand, Doriot
Laval, Henriot
d'un air éteint
il s'écria soudain :
"Y a t il des salauds parmi nous?"
"TOUS, TOUS, TOUS!!"
Traîne tes pieds par terre
la francisque à la main, c'est la fin
il n'est restera guere
de tous ces fils de Pétain.
Les gars de la vermine
(parodie des Gars de la Marine)
Quand on est un salaud
un vrai un pur, un beau
on se met au service
de la maison Himmler (bis)
puis on fait le serment
d'obéir totalement
quelque soit ses caprices
aux ordres du fürher (bis)
la croix gammée sur l'oeil
on montre avec orgueil
qu'on est un grand champion
dans la course a l'abjection
Refrain :
Voilà les gars de la vermine
chevalier de la bassesse
voilà les Waffen SS
Voyez comme ils ont fier mine
c'est dans le genre crapuleux ce qui se fait de mieux
avant qu'on ne les extermine
regarder les consciencieusement
voilà les gars de la vermine
du plus petit jusqu'au plus grand
du simple voyou à Darnand
Ils sont Allemands
Après guerre, il forme avec Francis Blanche un duo, auquel on doit de nombreux sketches (dont l'hilarant
Sar Rabindranath Duval, et un
feuilleton radiophonique, diffusé de 1956 à 1960 sur Europe 1, Signé Furax auquel la France entière est suspendue.
Son texte Le Biglotron fut souvent cité par les
amateurs de dépédantisation. Une de ses inventions
majeures, le Schmilblick, « ne sert absolument à rien
et peut donc servir à tout. Il est rigoureusement intégral ! »
En 1965, il se porte
volontaire pour la présidentielle de 1965, soutenu par le MOU (Mouvement
ondulatoire unifié) ce qui n'est pas très bien accepté par les autorités en place. Compagnon de la Libération, il obtempère
et abandonne sa campagne suite à la demande de l'Elysée.
Il a été surnommé par certains le
« Roi des Loufoques », par son aptitude à traquer et créer l'absurde
à partir du réel (Cf. le noir de tunnel, ou bien, à la question :
« Pouvez-vous me donner le numéro de carte d'identité de cette
dame ? », la réponse : « Oui ! »)
- Né à Delhi, de petite taille et d'un caractère paisible, c'était un nain doux
- Celui que la fumée n'empêche pas de tousser et que la toux n'empêche pas de fumer a droit à la gratitude de la Régie française des Tabacs
- Il est démocratiquement impensable qu'en république il y ait encore trop de gens qui se foutent royalement de tout.
- Si la fortune vient en dormant, ça n'empêche pas les emmerdements de venir au réveil.
- Ceux qui pensent à tout n'oublient rien et ceux qui ne pensent à rien font de même puisque ne pensant à rien ils n'ont rien à oublier.
- Le sarcastique et prophétique proverbe qui dit : « Rira bien qui rira le dernier » gagnerait à être ainsi modifié : « Quand celui qui rit le dernier a bien fini de rire, personne ne rigole plus ».
- Quand on ne travaillera plus les lendemains de jours de repos, la fatigue sera enfin vaincue
- Parler pour ne rien dire et ne rien dire pour parler sont les deux principes majeurs de ceux qui feraient mieux de la fermer avant de l'ouvrir.
- Entre une semelle de crêpe et un double-crème il n'y a que la différence qui existe entre les choses qui n'ont aucun rapport entre elles.
- L'orgue de Barbarie est à la figue du même nom ce que la trompette bouchée est au cidre.
- Rien de ce qui est fini n'est jamais complètement achevé tant que tout ce qui est commencé n'est pas totalement terminé.
- On dit : fermez la porte il fait froid dehors, mais quand on ferme la porte, il fait toujours aussi froid dehors.
Son personnage
Black